2004, on se souvient encore du foirage exceptionnel de l’opposition de proposer un candidat unique. Fru Ndi ayant perdu les élections s’était retiré du processus, fractionnant de fait le rassemblement de l’opposition. Cependant, une candidature unique de l’opposition n’est pas une panacée…Des bonnes alliances feraient l’affaire. Voici mon schéma pour Octobre 2011.

Je pense qu’il y’aura quatre grand mouvements en 2011. Trois grands pôles d’alliance et un grand pool d’individualités.

Dans les individualités, on peut imaginer que le SDF fera cavalier seul, tout comme l’UDC de Ndam Njoya ou le MP de Jean Jacques Ekindi et le mouvement écologique de Fritz Ngo Pierre. Peut-être Hameni Bieleu et Albert Dzongang ou d’autres feront pareil…Mais ca, ca reste à voir.

Dans les grands groupes, les polarisations pourraient se faire autour de Paul Biya, Garga Haman Adji et Kah Wallah.

Le grand groupe RDPC – Paul Biya

Déjà dans la mouvance, on a l’UNDP de Bello Bouba et le truc de Issa Tchiroma. L’UPC tendance Kodock pourrait très bientôt aller rejoindre ce groupe, pour espérer respirer encore sur la scène politique actuelle. De même ce serait sans surprise que les Armand NSOE, Marcus Lontoua et les autres inconnus iront rejoindre la mangeoire. Mais ce sera sur le terrain que le RDPC devra gagner ses voix et la physionomie politique est loin de leur être acquise avec l’implication massive de quelques leaders et le contexte international actuel.

Le grand groupe Garga haman Adji – ADD

Le pôle autour de Garga Haman Adji qui pourrait obtenir les voix de la base de l’UNDP et des autres partis du Grand Nord qui ne sont pas forcément d’accord avec la politique de leurs leaders. De même, il y’a une possibilité que Garga Haman Adji gagne des voix de quelques pontes du régime qui pourraient vouloir jouer un tour à Biya ou qui pourraient simplement en avoir accès et oser l’exprimer. Garga Haman Adji représenterait pour les cadres du RDPC qui veulent en finir avec Biya une alternative complètement possible. C’est un ancien du système qui a une forte objectivité, beaucoup de recul et surtout une personnalité incorruptible. il fait moins peur qu’un SDF radical ou une Kah Wallah dont on sait pas ce qu’elle pourrait faire contre eux. Pour l’aile dite moderniste par exemple, sur les 21 candidats en lice, ceux qui voudraient autre chose au sein du RDPC et de l’opposition pourraient reporter sur lui leurs voix. Il avait déjà été 4ème en 2004 et reste d’onc un pôle d’attraction possible. On peut aussi facilement imaginer qu’une Esther Ndang (si elle ne joue pas la carte RDPC) pourrait très bien se rapprocher de cette figure. On peut enfin imaginer que des discussions sont possibles avec certains candidats de l’opposition radicale (Momo Jean de Dieu, Albert Dzongang, etc.).

Le grand groupe Kah Wallah – CPP

Un autre grand rapprochement possible est liée aux candidats qui se sont données une nouvelle ère politique. Il s’agit des candidats reconvertis et qui ont ajouté de manière un peu différente la scène politique. Des candidats qui peuvent incarner la modernité et la nouveauté. On pourrait donc imaginer qu’autour de Kah Wallah, pourrait se retrouver des figures comme Louis Tobie Mbida s’il n’est pas retenu (et s’il ne nous fait pas la surprise de se rallier au RDPC), ou comme les Paul Ayah Abine. Peut-être même qu’elle pourrait mobiliser certains des opposants radicaux actuellement en course.

Au delà des alliances

Le jeu va se jouer également sur le vote des jeunes qui ne se sont pas encore décidés et sur celui de la diaspora. Probable que Paul Biya, Ni John Fru Ndi et Kah Wallah remporteront l’essentiel des voix de la diaspora et Garga Haman s’il a les bonnes alliances.

Pour les voix des indécis, kah Wallah et Garga Haman risquent de l’emporter. Les deux ont beaucoup de respect au sein de la jeunesse et ont su se rapprocher d’eux. On se souvient qu’en 2008, Garga Haman Adji avait été l’une des seules personnalités à prendre le parti des jeunes et à attirer l’attention sur les problèmes de fond quand les Issa Tchiroma en avaient profité pour se tailler une place au sein du gouvernement. Quant à Kah Walla, elle s’est entourée essentiellement de jeunes qui pour la plupart ont déjà démontré leur capacité de mobilisation sous d’autres occasions.

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