Je ne sais pas comment le truc a fait pour attérir sous mes yeux. Mais voilà, Stanley Enow ne m’a pas laissé indifférent alors que le hip hop, c’est pas forcément mon truc.

hein père
hein père

D’entrée de jeu…tout fait la différence. Je me rappelle bien de ce son quand le studio de Master of the Games avait sa génération dorée qui s’amusait derrière les platines…Mais sur le marché…rien de pareil. Tout est gonflé à fond…Puis une sorte de laisser-musical qui entraine. Comme si Stan s’en fout, s’enfonce, fonce et prend petit à petit possession des oreilles qui écoutent au point d’en faire ce qu’il veut.

Tout est bon. Hein père est un véritable tube travaillé à de la bonne sauce. Il passerait au top level dans n’importe quel pays…Mais en attendant, il va falloir qu’il fasse la très dangereuse route du succès de la scène musicale camerounaise.

Pourtant le titre ne parle pas de politique, ni même d’un gros sujet à la mode. Simplement de petits trucs qu’on vit au quartier et de la manière dont on en parle. Le texte n’est pas un chef d’oeuvre à la Jean Jacques Goldman…C’est simplement une orchestration de sons, de voix et d’histoires bien mises entre elles.

En tout cas j’ai aimé. Cet air enlevé, enfoutiste…quartiesard sans être banalité médicocrité. Et je peux parier que question qualité, « Hein Père » aura du mal à avoir un répondant pour l’année 2013.

Félicitations Stan.

 

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